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Kazimir Malevitch
Suprématisme jaune - 1917
En 1957, Yves Klein exposait à Londres, et là il eu l'occasion de rencontrer et de parler longuement du cas Malévitch avec un attaché de l'ambassade soviétique. Qui lui raconta comment quelques temps après la révolution d'octobre, Malévitch et quelques uns de ses élèves ou suiveurs organisèrent une grande exposition à Moscou ; certains de ses disciples exposaient même paraît-il des surfaces rectangulaires ou carrées complètement unies, blanches, noires ou colorées, mais dans l'intention de réduction aux phénomènes formes, et non couleurs. Par un manifeste qui est paraît-il, épuisé et perdu, Malévitch et ses compagnons ont déclaré à cette occasion qu'ils considéraient avoir atteint les limites de la peinture, et que, par conséquent, ils retourneraient à présent à la collectivité. Ils se seraient, en effet, tous séparés pour aller travailler en usine, ou aux champs dans les kolkhoses dès la clôture de l'exposition. Cette histoire, vraie ou fausse, est bouleversante car elle montre où des hommes honnêtes peuvent être conduits par l'obscurantisme que produit l'académisme, c'est à dire la peur...
Cité par Yves Klein
Dans "La monochromie"
Publié par orepuk à 20:41:17 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (0) | Permaliens
Orépük Roland
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