Peintures sur socles
André Stempfel, né en 1930 à Villeurbanne
vit et travaille à Paris
Très jeune il s'initie à la peinture auprès d'une académie lyonnaise dirigée
par un disciple d'Albert Gleizes.
Arrivé à Paris en 1958, il fréquente l'académie de la grande chaumière
et élabore lentement, en un cheminement solitaire, un style personnel.
Les formes se simplifient, les couleurs se raréfient pour aboutir aujourd'hui
à un jaune unique d'où émane une énergie lumineuse incomparable.
Publié par orepuk à 07:31:13 dans Amis | Commentaires (0) | Permaliens
Peinture sur socle
Depuis 1970, date à laquelle un incendie détruit complètement son atelier,
une partie de son activité s'oriente vers des commandes publiques
et des installations dans des espaces urbains.
Si l'on rapproche son œuvre actuelle du minimalisme ou de l'art construit,
Stempfel considère ceux-ci, non pas comme un aboutissement,
mais comme un point de départ. Il les utilise comme sujet.
Souvent le motif minimal est décliné en séquences de plusieurs éléments
qui bousculent l'ordre établi, métamorphosant, parfois, le tableau en sculpture.
Ce transfert, par son côté insolite, n'est pas sans générer un humour subtil.
Publié par orepuk à 07:28:54 dans Amis | Commentaires (1) | Permaliens
Peinture sur socle (détail)
"Ces oeuvres s'inscrivent au premier regard au sein des recherches formelles
de l'art géométrique. Elles en conservent même la rigueur et le dénuement.
Mais elles s'emparent de tous les registres , et sous l'apparence de les énoncer
clairement: tableau, plan, cadre, socle, sculpture, verticalité, pesanteur, espace etc...
elles instituent des glisssements inédits de l'un à l'autre.
Toutes les définitions, avec lesquelles jongle habituellement le spectateur,
sont caduques: elles ont subi un tel déplacement qu'il devient nécessaire
de recenser les indices pour reconstruire l'identité du visible.
Le tableau n'est plus espace bidimensionnel affirmé par une couleur
mais cadre et vide; vide qui réfléchit l'espace mural, cadre qui pointe les limites,
se plie pour engendrer une surface, se prête à l'inscription de la pesanteur,
ou se fragmente, cadre enfin qui se dit indice de ce qui s'absente."
Antoine Perrot
Publié par orepuk à 07:26:24 dans Amis | Commentaires (0) | Permaliens
Acrylique sur toile
Tout dans son approche immédiate le fait apparenter à cette cohorte
de peintres. Il s'exprime avec une grande réserve, le sourire est effacé
et le discours très sobre.
Mais, André STEMPFEL est bien loin d'être un artiste austère.
Déjà, l'emploi omniprésent, dans les œuvres des dernières années,
d'une couleur jaune claquante, lumineuse, génère une vibration joyeuse
sur ses toiles et dans ses sculptures. Et, dans son témoignage,
s'insinue assez rapidement une forme d'humour discret,
que ne trahit pas son visage mais qui donne à l'ensemble
de son expression une couleur particulière.
Publié par orepuk à 07:23:12 dans Amis | Commentaires (0) | Permaliens
Et si certains artistes de l'art concret ont surtout travaillé dans le calme
de leur atelier, comme cherchant dans leur laboratoire le secret de la matière,
André STEMPFEL a lui le plus souvent confronté son art rigoureux
à l'espace public où cette œuvre a pris la mesure de l'espace.
On peut penser également, dès maintenant, que cette œuvre hors des modes
supportera le regard dans la durée et prendra aussi la mesure du temps.
André Stempfel - Silence avec bruit
Du 17 mai au 5 juillet - Galerie Lahumière,
17 rue du Parc Royal - 75003 Paris
www.lahumiere.com - contact : galerielahumiere@wanadoo.fr
Publié par orepuk à 07:20:57 dans Amis | Commentaires (0) | Permaliens
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